Un réseau en très forte expansion depuis 1995

Le réseau a été créé en 1995 avec 12 lignes qui desservaient 22 communes et 50 000 habitants. En 2006, le réseau dessert désormais les 102 000 habitants des 27 communes du Syndicat intercommunal de Transport des secteurs III et IV de Marne la Vallée grâce à 27 lignes. Il faut préciser que l’évolution de population a principalement eu lieu par croissance urbaine du secteur IV de la ville nouvelle (communes de Chessy, Coupvray, Bailly-Romainvilliers, Serris, Magny le Hongre) et des communes de Bussy-Saint-Georges et Montevrain.
En 10 ans, entre 1996 et 2006, le nombre de courses effectuées sur le réseau est passé de 586 courses/jour à 1 161 courses/jour.
Enfin, en terme de fréquentation, le nombre de voyages effectués sur le réseau en 1995 était de 3 millions (nombre de montées en une année) et il est désormais supérieur à 8 millions.
Bref, le développement du réseau a accompagné l’urbanisation. Cependant, là où l’offre a progressé de 60 %, le nombre d’habitants à desservir a cru de 75 % et la fréquentation de 140 %. C’est à dire que l’offre du réseau est encore inférieure au besoin.
Un réseau moderne bénéficiant d’un équipement technologique de pointe
Au moment de la prise en charge de ce réseau par le Syndicat intercommunal de Transport, l’autre priorité était la modernisation du réseau : les véhicules étaient vieux et inconfortables, les points d’arrêts n’étaient pas équipés de poteaux d’information. A partir de 1998, un programme de modernisation commerciale a donc été mis en œuvre qui a porté sur les éléments suivants :
- Remplacement progressif de tous les véhicules : depuis 1998, 62 bus neufs ont été achetés sur un parc total de 79 véhicules aujourd’hui, dont 65 bus standards, 12 bus articulés, 2 minibus. Tous ces bus sont des véhicules à planchers bas pour permettre l’accessibilité des Personnes à Mobilité Réduite.
- Equipement du réseau avec un système de radiolocalisation : ce système permet de suivre en temps réels les véhicules, de disposer de statistiques sur la vitesse, le passage des bus…
- Equipement du réseau avec un système de vidéosurveillance : ce système permet au conducteur d’alerter le centre d’exploitation lorsqu’un incident se déroule dans le bus mais aussi de filmer ce qui se passe dans le bus. Il a en particulier servi à plusieurs reprises dans des cas d’agressions, permettant l’identification et la comparution immédiate des agresseurs.
- Equipement des véhicules avec un système de validation magnétique : le pass Navigo peut être utilisé sur tout le réseau. Ce système de validation sans contact doit permettre à terme au réseau d’être rémunéré en fonction de la fréquentation effective ; c’est un enjeu considérable : il faut en effet que les usagers prennent l’habitude de valider ainsi puisque si ne serait-ce qu’un usager sur 10 ne valide pas, c’est 10 % des recettes qui sont perdues. Or, des recettes dépend le développement de l’offre.

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Un réseau à la pointe de la communication
A partir de 1998, dans le cadre du programme de modernisation commerciale, les arrêts ont tous été équipés de poteaux d’informations (au total 450 arrêts) qui vous informent sur les horaires et l’itinéraire de la ligne. Les guides bus et fiches horaires font aussi l’objet d’une très large distribution à chaque rentrée scolaire dans toutes les boîtes aux lettres.
Les nouvelles technologies développées sur le réseau permettent également la mise en place de moyens de communications complémentaires :
- Bornes d’information en temps réel : une quarantaine de ces bornes ont été implantées aux principaux points d’arrêt du réseau. Reliées au système de radiolocalisation, elles permettent d’indiquer en temps réel le temps d’attente avant la passage du prochain bus.
- Le réseau PEP’s s’est également doté d’un site internet (www.buspeps.fr) performant : outre les informations générales sur le réseau, vous pouvez également y télécharger votre fiche horaire, y consulter l’horaire du prochain bus en temps réel ou encore déposer une réclamation sur le forum.
- Le système est complété par un serveur vocal (0 891 705 075 (0,20€ TTC/min.) qui fonctionne 24h sur 24h et vous délivre également un certain nombre d’informations dont les horaires.
- Enfin, l’actualité du réseau est diffusée au quotidien sur des écrans dans les bus grâce à un journal d’information « visiopeps » comportant plusieurs rubriques telles que l’information du réseau PEP’s (trafic info, titres de transports…) ou encore les animations locales accessibles par le réseau PEP’s.

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Un réseau qui est le fruit des efforts conjugués de tous les partenaires
Le développement de ce réseau est le fruit des financements croisés d’un certain nombre de partenaires :
- Le Conseil Régional d’Ile de France finance l’achat de véhicules neufs à hauteur de 30 ou 50 % mais aussi l’équipement du réseau en poteaux d’information, en système de radiolocalisation, en vidéosurveillance, en information temps réel à 50 %.
- Le Conseil Général de Seine et Marne finance le fonctionnement du réseau : il apporte en effet une aide au Syndicat de Transport pour couvrir le déficit d’exploitation lié à l’offre non couverte par des recettes. Ainsi, en 2006, il a versé 310 000 euros au Syndicat.
- Le Syndicat des Transports d’Ile de France a co-financé, avec la Région, les équipements comme la radiolocalisation, la vidéosurveillance, ….
- Enfin, les collectivités adhérentes du Syndicat de Transports (San du Val d’Europe, Communauté d’Agglomération de Marne et Gondoire, communes de Bussy Saint Georges, Ferrières en Brie, Montevrain, Villeneuve le Comte, Villeneuve Saint Denis, Pontcarré, Jablines, Lesches) finance le déficit d’exploitation du réseau restant après participation du Conseil Général : cette somme s’élevait à 667 000 euros en 2006. Il faut souligner que cet effort est considérable de la part des collectivités adhérentes.
Mais qui a encore de nombreux défis à relever….
- Le défi du développement : il reste encore 10 voire 15 ans de développements urbains à venir sur la ville nouvelle de Marne la Vallée avec également des équipements majeurs à desservir : hopital, université,….Le réseau de transport en commun devra accompagner voire anticiper ce développement urbain, quelquefois avec des effets de pallier tel que celui que nous avons connu en 2001 avec l’ouverture de la gare RER du Val d’Europe. Ce développement supposera d’avoir retrouver des marges de manœuvre financières.
- Le défi de la qualité de service : la forte évolution de ce réseau doit se faire sans négliger la qualité de service quotidienne offerte aux usagers. Au delà du matériel et des équipements, qui ont fait l’objet d’efforts considérables depuis 1995, l’accueil et la régularité doivent faire l’objet d’une attention particulière.
- Le défi de la performance : le développement et la qualité de service ne pourront exister que si l’on sait structurer ce réseau. Cette structuration passe par la hiérarchisation des lignes (cf objectifs du Plan Local de Déplacement) mais également par la mise en œuvre de mesures en faveur de la circulation des bus : voies réservées aux bus, priorités aux feux, ….Seul ce type de mesure permettra de renforcer l’attractivité des transports en commun.
- Le défi de l’accessibilité : le réseau est aujourd’hui équipé presque à 100% de véhicules à planchers bas. Ces planchers bas permettent la bonne accessibilité aux bus des Personnes à Mobilités Réduites que sont les personnes âgées, les personnes se déplaçant avec des courses ou une poussette,…. En revanche, dans l’état actuel des choses, on ne peut pas dire que le réseau soit accessible aux Utilisateurs de Fauteuil Roulant. Tout reste à faire dans ce domaine et la loi nous a fixé des délais pour cela (10 ans à compter de 2005).
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Site internet du réseau Pep's : www.buspeps.fr